Apelrrin
 
 
INFOLETTRE DE L’APELRRIN – SEMAINE DU 4 SEPTEMBRE 2020
 
DÉMONTRER NOTRE ENGAGEMENT ENVERS LA PROTECTION DE NOTRE ENVIRONNEMENT
Mieux connaître ces alliées de la santé de notre lac Raymond
 
Dans cette rubrique, l’objectif poursuivi est de vous présenter des sujets qui ont un lien direct entre nos actions, nos gestes et leurs impacts sur la protection de notre environnement.
 
 
On attire beaucoup notre attention sur la présence de végétaux nuisibles dans nos lacs (ex. Myriophylle à épi) mais saviez-vous qu’il existe deux groupes de végétaux qui contribue à la santé de notre lac ?
  1. Les algues sont généralement des organismes microscopiques qui ne possèdent pas de racines.
  2. Les plantes aquatiques : elles sont visibles à l’œil nu et sont capables de vivre sous l’eau ou aux abords des plans d’eau.
 
Les végétaux aquatiques contribuent au bon fonctionnement de l’écosystème :
  • Fournissent des abris, des lieux de reproduction et d’alimentation à la faune du lac;
  • Filtrent l’eau en absorbant une partie des nutriments et contaminants;
  • Freinent l’action des vagues protégeant ainsi les rives de l’érosion;
  • Stabilisent les sédiments en place lorsqu’ils sont enracinés;
  • Contribuent à maintenir une température stable dans la zone littorale grâce à leur feuillage.
 
 
 
Il est normal que le taux de croissance des plantes aquatiques fluctue au fil des saisons et des années.
 
Afin de prévenir une prolifération, il faut limiter les apports en nutriments (azote, phosphore) dans le lac.

Plusieurs actions simples sont suggérées :
 
  • Conservez le bouclier végétal naturel dans la bande riveraine;
  • Évitez d’utiliser des engrais (même biologiques);
  • Assurez-vous d’avoir une installation septique conforme, non déficiente et vidangez-la régulièrement;
  • Privilégiez les produits domestiques sans phosphate.
 
Note : La documentation publiée par le CRE Laurentides a été consultée pour la rédaction de cet article.
 
Adoptez les produits nettoyants ménagers conviviaux pour la santé des vôtres et celle de notre environnement !
 
Dans la foulée de l’infolettre du 24 juillet dernier dans laquelle nous vous faisions part de notre responsabilité de veiller au bon fonctionnement de nos installations sceptiques, voici un complément d’information sur l’une des recommandations qui vise l’utilisation de produits domestiques sans phosphate, biodégradables et/ou sans javellisant, qui peuvent détruire les bactéries utiles de votre installation septique).

La bonne nouvelle est qu’il est de plus en plus facile de se procurer des produits nettoyants performants et des articles d’entretien ménager écologiques, biodégradables et sûrs pour votre famille.

Évitez de continuer l’achat de produits qui contiennent des agents chimiques, des allergènes et des polluants dangereux pour la santé de vos proches, celle de votre installation septique et celle de notre environnement.
 
 
 
 
Biovert
 
Une entreprise familiale, québécoise fondée en 1984, offre une gamme de produits nettoyants domestiques à faible impact environnemental (certains de leurs produits sont entièrement biodégradables).
Les magasins Bourassa situés à St-Janvier (Mirabel), St-Sauveur, Ste-Agathe ainsi qu’à St-Jovite vendent ces produits.
 
Attitude
 
Aussi, Attitude, la compagnie canadienne quant à elle offre une gamme élaborée de produits d’entretien ménager et aussi de produits pour les soins corporels des adultes, des tout-petits et des animaux. On retrouve certains de leurs produits dans les épiceries dont IGA (Ste-Adèle).
 
 
NaturSac
 
Enfin, l’entreprise NaturSac, installée à Blainville depuis le début de ses activités en 2004, offre divers types de sacs biodégradables. (On a trouvé un présentoir comportant quelques-uns de leurs produits dans les magasins Bourassa).
 
 
Il existe d'autres marques, d'autres produits éco-responsables, n'hésitez pas à nous faire part de ceux que vous utilisez ou nous acheminer vos recommandations, écrivez-nous à : info@apelrrin.com .
 
 
 
CES OISEAUX AU CŒUR DE NOTRE ENVIRONNEMENT
 
- Collaboration spéciale : Jean-Pierre Fabien*
 
 
Le Plongeon huard - Gavia immer - Prince de nos lacs
 
 
« Ce cri – non pas un rire, plutôt un ricanement dément – est prolongé et semble
parfois singulièrement humain à mon oreille. » - Henry David Thoreau
 
Les lacs laurentiens ne seraient pas les mêmes sans la constance des plongeons. Ces oiseaux, de la famille des Gaviidés, sont les plus anciens des oiseaux que nous pouvons observer aujourd’hui. Il n’y a que cinq représentants de cette famille dans le monde. Ils vivent soit en Eurasie soit en Amérique du Nord. Ils peuplent nos contrées depuis plus de 70 millions d’années…
 
 
 
Le huard
Le Plongeon huard* mesure de 70 à 90 cm, possède un bec long et effilé apte à capturer les poissons sous l’eau. Les deux sexes ont le même plumage. L’œil est rouge, la tête est noire, mais peut paraître vert bouteille. Le dos est tapissé de blanc et de noir, comme les cases d’un échiquier. Un collier incomplet orne son cou. Ce plumage est visible dès son arrivée au printemps, à la fonte des glaces. En septembre, il se parera d’un plumage beaucoup plus terne, aux tons de gris et toute la gorge et le cou deviendront blancs. Il passera l’hiver en eau salée, en particulier dans les Maritimes.
 
Étonnant répertoire
Ce qui fascine à propos du huard, c’est son répertoire vocal. Bon nombre d’oiseaux aquatiques comme les cormorans, les canards et les goélands n’ont pas de cris très originaux et mélodieux. Bien sûr, ces sons sont efficaces et permettent la communication entre individus tout en servant à la délimitation du territoire. Le huard détient toute une gamme de sonorités qui, lorsque entendus, nous invitent à rejoindre un monde où la beauté sauvage et énigmatique prend toute la place. Le premier cri est un trémolo. C’est le cri de vol du huard. Ce cri peut servir à renforcer les liens du couple. Lorsqu’il se sent menacé, le huard pourra également laisser entendre son trémolo, une sorte de cri rieur, mais quelque peu hystérique.
L’autre cri est la tyrolienne, car le Plongeon huard sait iodler. C’est un cri plus complexe et le mâle serait le seul à l’émettre. Il s’en sert pour défendre son territoire. Ce son, entendu à la brunante, se répercute dans l’immensité jusqu’aux lacs avoisinants.

Le Plongeon huard peut aussi chanter. Il fera entendre sa plainte. Ce son est semblable à un hurlement de loup. Il peut être proféré à toute heure du jour, mais est souvent entendu en pleine nuit. Un concert de huards peut également combiner plusieurs types de sons. La variété est grande et on reconnaît les nuances individuelles des cris et du chant des huards lorsqu’ils se mettent à vocaliser.
Le dernier son est rarement entendu. C’est un ululement. C’est un cri plus court et doux. Il favorise des rapprochements entre individus d’une même famille.
 
Capable de prouesses
Les huards sont des oiseaux racés qui attirent l’attention. Ils sont expressifs, s’amusent dans l’eau et expriment leurs émotions par toute une série de gestes et de mimiques vocales ou non. Ils sont capables d’étonnantes prouesses.
 
Comme leurs os ne sont pas aussi vides que les os d’autres espèces, ils sont passés maîtres dans l’art de plonger. Ils peuvent se rendre à 70 mètres de profondeur et demeurer sous l’eau plus de 10 minutes. La plupart du temps, ils ne demeureront en apnée que de 40 secondes à deux minutes.
 
Nicher sur des îles
Ils nichent préférablement sur des îlots à même les lacs du Québec et d’ailleurs. Le nid sera installé tout près de l’eau, car le huard est vraiment gauche lorsqu’il se déplace sur la terre. Ses pattes sont situées loin derrière son corps. C’est avec ses pattes qu’il se propulse sous l’eau. Les ailes ne serviront qu’à effectuer des virages.
 
 
Je les observe depuis des décennies. Je suis heureux de savoir que les Plongeons huards peuvent vivre jusqu’à 30 ans à l’état sauvage. Jamais je ne me lasse de les écouter, de les regarder. Ce sont les princes de nos lacs. Sur eux, au soleil, l’eau scintille comme des joyaux.
 
* Le Plongeon huard s’appelait auparavant le Huart à collier.
 
 
 
*Note : Jean-Pierre Fabien est un retraité de l’enseignement depuis 2015. Il a enseigné l’écologie au Collège de l’Assomption pendant 25 ans et a aussi occupé un poste de coordonnateur du Programme d’éducation internationale au secondaire. Il a terminé sa carrière comme professionnel à la SÉBIQ venant en aide aux écoles offrant un programme d’éducation internationale au Québec comme ailleurs.

Il est actuellement journaliste bénévole au journal communautaire Le Sentier, un mensuel couvrant les nouvelles de Saint-Hippolyte. Depuis 1989, il tient une chronique sur la faune et la flore dans ce journal. Il anime des ateliers d’écriture nommés Les P’tites plumes pour les jeunes du primaire dans les deux écoles de Saint-Hippolyte.
 
Enfin, il a cofondé un club d’ornithologie en 1990, le CORDEM (Club d’ornithologie de la région des Moulins), et continue d’observer les composantes de la nature avec intérêt et émerveillement.

Vous souhaiteriez acheminer une question portant sur les oiseaux à notre expert, voici son courriel: jpfab@bell.net
 
 
 
N'hésitez pas à communiquer avec nous, nos coordonnées se trouvent ci-dessous.
 
 
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