Apelrrin
 
 
INFOLETTRE DE L’APELRRIN – SEMAINE DU 19 JUIN 2020
 
DÉMONTRER NOTRE ENGAGEMENT ENVERS LA PROTECTION DE NOTRE ENVIRONNEMENT
Fertiliser ou non la pelouse et les autres aménagements...
– Texte rédigé par : Julien Fortier, PhD. *
 
Au printemps, plusieurs propriétaires riverains et non riverains procèdent à la fertilisation de leur pelouse, parce que du gazon vert et dense, c’est beau. Toutefois, il faut rappeler que la fertilisation des pelouses entraîne des conséquences néfastes sur la qualité des eaux de surface et souterraines.
 
 
 
Les engrais et les fertilisants sont tous nocifs pour la qualité de l’eau
 
Tout fertilisant ou engrais qu’il soit biologique, organique ou chimique contient d’importantes quantités d’azote (N) et de phosphore (P), deux nutriments qui permettent à la pelouse de pousser plus vigoureusement. Toutefois, lorsqu’il pleut, que la neige fond ou que le sol est inondé, l’azote et le phosphore contenu dans le fertilisant que vous avez appliqué sur votre pelouse, ruisselle et percole vers la nappe phréatique et les cours d’eau. C’est alors qu’il fertilise le milieu aquatique et contribue à accroître la prolifération des plantes aquatiques, des algues en suspension et des cyanobactéries. Bref, ce qui fait verdir votre pelouse fait également verdir votre lac !
 
Le Lac Raymond est déjà un milieu précaire où les plantes aquatiques prolifèrent abondamment. Cette surabondance de plantes aquatiques nuit aux activités comme la baignade et la navigation. Pire encore, elle entraînera éventuellement une perte de l’oxygène dissout dans le lac, ce qui est très néfaste pour la faune qui l’habite. Il serait donc important d'arrêter la fertilisation systématique des pelouses dans tout le bassin versant du lac et de la Rivière du Nord.
 
 
Quelques conseils pour réduire les fertilisants

Le meilleur truc pour conserver une belle pelouse, c’est d’avoir une diversité de plantes herbacées et d’inclure des plantes fixatrices d’azote comme le trèfle qui fertilisent naturellement la pelouse. Également, en réalisant des tontes moins fréquentes et en coupant le gazon plus haut que trop court, celui-ci aura un meilleur système racinaire et sera en mesure de résister davantage à la sécheresse, car il puisera l’eau en profondeur dans le sol. Il faut donc faire le deuil du gazon vert foncé et parfaitement uniforme, comme c’est souvent la norme en banlieue, et surtout, faire la paix avec les « mauvaises herbes ». En réduisant la fréquence de la tonte, vous verrez apparaître plein de belles fleurs sur votre parterre…comme par magie !
 
Éviter également de ramasser la pelouse. En se décomposant, les résidus de la tonte libèrent l’azote et le phosphore stocké dans la plante, ce qui permettra de fertiliser naturellement votre pelouse par simple recyclage des nutriments. Toutefois, s’il y a du gazon au-dessus de votre champ d’épuration, il pourrait être souhaitable de le ramasser et d’en disposer par le biais du bac brun prévu à cet effet par la municipalité et ainsi éliminer l’azote et le phosphore qui ont tendance à s’accumuler dans le sol des champs d’épuration.
 
Dans les plates-bandes et le jardin
 
Les aménagements paysagers comme les plates-bandes et les jardins, nécessitent un apport en nutriments pour fournir de belles fleurs et des légumes, années après années.
 
Dans ces aménagements, privilégiez le composte et le fumier de poule granulé puisqu’ils libèrent graduellement leurs éléments fertilisants dans le sol, contrairement à ce que ferait un fertilisant soluble. Idéalement, évitez de localiser votre jardin et vos plates-bandes près des cours d’eau. Les pots de fleurs sur les quais sont également à proscrire car à chaque pluie des nutriments ruissellement du pot vers le lac.
 
Enfin, si vous avez besoin de semer du gazon à des endroits où le sol s’est érodé, vous pouvez y ajouter du compost plutôt qu’un engrais à pelouse. Cela facilitera la croissance des jeunes pousses en plus d’améliorer la santé de votre sol.
 
 
Pas de tonte en bande riveraine
 
Rappelons en terminant qu’il est interdit de tondre la pelouse dans les 10-15 premiers mètres de bande riveraine au bord des lacs et de la rivière ainsi qu’en bordure des ruisseaux, des cours d’eau intermittents et des milieux humides. Si la pente de votre terrain est inférieure à 30%, vous avez le droit de maintenir un sentier tondu sur une largeur de 5 m pour vous rendre à votre bord de l’eau. Dans le cas inverse, la largeur permise pour tondre la pelouse et aménager un sentier est de 1,2 m. Un peu de distanciation végétale entre votre pelouse tondue et le lac est souhaitable !
 
 
*Note : Julien Fortier, PhD. est chercheur en aménagement riverain, agroforesterie et reboisement et membre du CA de l’APELRRIN.
 
 
 
 
 
 
 
SUIVI DES PRIORITÉS ET DES DÉFIS – SAISON 2020
 
 
Voici le lien vers le procès-verbal de l’assemblée générale, qui a eu lieu en septembre 2019. Prenez quelques minutes pour le lire et vous familiariser avec les décisions soumises et adoptées lors de cette réunion.
 
 
Rappel : la prise d’échantillons d’eau débutera la semaine du 24 juin 2020; l’affichage des résultats d’analyse, assurée par la firme H2LAB, sera disponible sur notre site web à partir de la semaine suivante.
 
 
 
CES OISEAUX AU CŒUR DE NOTRE ENVIRONNEMENT
 
- Collaboration spéciale : Jean-Pierre Fabien*
 
 
Le Cardinal à poitrine rose
 
Il y a certaines espèces d’oiseaux que l’on n’oublie jamais lorsqu’ils croisent nos chemins. C’est sûrement le cas lorsque vous observez un Cardinal à poitrine rose pour la première fois. Nous étions à la mi-mai, sur le sentier linéaire du P’tit Train du Nord à Val-Morin, là où l’eau se trouve des deux côtés de la piste. Avec au cou une paire de jumelles et l’oreille attentive dans le but de percevoir les chants d’oiseaux, cet oiseau s’est pointé au sommet d’un arbre feuillu et il s’est mis à entonner son chant rapide et mélodieux.
 
Au début, on pense entendre la turlutte du Merle d’Amérique, mais le chant est plus doux, flûté et se décline sans interruption. Une fois l’oiseau repéré sur sa branche, on observe alors une pure merveille du monde animal.
 
 
Le mâle
Cardinal mâle
Le mâle se pointe avec son bec conique rose pâle, la tête noire, des taches blanches sur les ailes foncées et une sorte de cravate rose foncé qui contraste avec sa poitrine blanche.
Le temps était idéal pour l’observer à souhait, car quelques jours plus tard, avec le déploiement des feuilles des arbres feuillus, il aurait été entendu, mais difficilement aperçu.
La femelle        
La femelle Cardinal à poitrine rose arbore aussi un bec fort, rose pâle et en forme de cône. Elle porte un plumage sobre, de brun et de blanc. Elle possède une strie blanche au-dessus de l’œil. Comme elle s’occupera de couver les œufs, elle doit demeurer invisible lorsqu’elle se trouve sur le nid afin de ne pas attirer l’attention des prédateurs.
 
Le mâle Cardinal à poitrine rose prêtera main forte à la femelle lors de la couvaison et pour l’élevage des jeunes.
 
Le Cardinal à poitrine rose se nourrit surtout de bourgeons, de graines et de fruits. Il s’attaque aussi à une variété d’insectes. Son habitat de prédilection demeure les forêts claires d’arbres feuillus. Sa migration automnale le conduira dans les Caraïbes, au Mexique, et même plus au sud en Guyane et au Pérou.
 
 
 
*Note : Jean-Pierre Fabien est un retraité de l’enseignement depuis 2015. Il a enseigné l’écologie au Collège de l’Assomption pendant 25 ans et a aussi occupé un poste de coordonnateur du Programme d’éducation internationale au secondaire. Il a terminé sa carrière comme professionnel à la SÉBIQ venant en aide aux écoles offrant un programme d’éducation internationale au Québec comme ailleurs.

Il est actuellement journaliste bénévole au journal communautaire Le Sentier, un mensuel couvrant les nouvelles de Saint-Hippolyte. Depuis 1989, il tient une chronique sur la faune et la flore dans ce journal. Il anime des ateliers d’écriture nommés Les P’tites plumes pour les jeunes du primaire dans les deux écoles de Saint-Hippolyte.
 
Enfin, il a cofondé un club d’ornithologie en 1990, le CORDEM (Club d’ornithologie de la région des Moulins), et continue d’observer les composantes de la nature avec intérêt et émerveillement.

Vous souhaiteriez acheminer une question portant sur les oiseaux à notre expert, voici son courriel: jpfab@bell.net
 
 
 
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