INFOLETTRE DE L’APELRRIN – SEMAINE DU 3 JUILLET 2020
 
DÉMONTRER NOTRE ENGAGEMENT ENVERS LA PROTECTION DE NOTRE ENVIRONNEMENT
Évitons de nourrir les oiseaux aquatiques sauvages (canards, bernaches du Canada et autres visiteurs ailés).
 
Pour notre plus grand plaisir, des oiseaux aquatiques sauvages peuplent ou visitent notre lac. Comme beaucoup d’humains, ils se laissent facilement entraîner à des solutions de facilité particulièrement en ce qui concerne la nourriture; il est toujours mignon de voir nos amis ailés courir sur nos rives en se dandinant pour être les premiers à bénéficier de morceaux de pain, de grains ou autres. Mais avons-nous évalué les conséquences que ce geste anodin engendre?
 
 
La canne colvert et ses canetons
 
Conséquences pour l’environnement
 
La plupart du temps, pour nourrir les canards, les riverains utilisent du pain ou des mélanges de grains préparés pour des élevages de volailles. Ces aliments ne sont pas adaptés à leurs besoins et les déjections qu’ils entraînent représentent une source de pollution importante pour les lacs. Comme les humains, les animaux assimilent une partie seulement des éléments nutritifs; le reste se retrouve dans leurs excréments et devient un excellent engrais pour les algues.

À titre informatif, sachez que la quantité de phosphore produit par une population aviaire est de 23 à 31 kg/tonne en comparaison de 1.5 à 3 kg/tonne pour une population porcine. Pour le bien-être de notre lac, abstenons-nous de nourrir les oiseaux aquatiques sauvages.
 
Conséquences pour les humains
En nourrissant les canards, on provoque une concentration anormale d’un grand nombre d’oiseaux au même endroit. Sachez qu’un canard produit cinq fois plus de coliformes fécaux par jour qu’un humain. Les excréments des oiseaux entraînent la contamination des escargots en bordure du rivage; à partir des escargots, des cercaires (petites larves à peine visibles à l’œil nu) sont libérées et retournent contaminer les oiseaux aquatiques.
 
Les canards colvert ou mallard fréquentent le lac Raymond
 
Malheureusement, les cercaires ne font pas la différence entre les oiseaux et les baigneurs; c’est ainsi que les baigneurs se font piquer accidentellement et développent la dermatite du baigneur. Celle-ci est caractérisée par des plaques rouges qui se gonflent pour ressembler à des piqûres d’insecte qui peuvent atteindre la taille d’une pièce de dix sous. Des démangeaisons s’ensuivent qui peuvent durer jusqu’à dix jours. Pour le bien-être des humains, abstenons-nous de nourrir les oiseaux sauvages aquatiques !
 
 
 
On aperçoit occasionnellement le goéland argenté et la mouette ici.
 
Les petits garrots s'arrêtent au printemps sur notre plan d'eau.
 
 
 
La Bernache du Canada passe du temps sur le lac Raymond.
 
 
Conséquences pour les oiseaux aquatiques sauvages
 
En les nourrissant, on provoque chez eux une dépendance alimentaire; peu à peu, ils perdent leur capacité à trouver eux-mêmes leur nourriture. À l’automne, alors qu’ils devraient migrer, ils s’attardent puisqu’ils trouvent encore de quoi se nourrir; ils risquent alors de mourir de froid ou de faim. Ayant perdu leur méfiance naturelle envers les humains, les canards deviennent des cibles faciles pour les chasseurs, des gens mal intentionnés ou leurs prédateurs naturels. En outre, le pain est une nourriture de faible qualité en comparaison des plantes et organismes qui sont présents en grande quantité dans nos plans d’eau. Pour leur bien-être, abstenons-nous de nourrir les oiseaux aquatiques sauvages.
 
Un couple de plongeons huards et leur petit
 
 
 
Références :
- “Protéger et restaurer les lacs” Robert Lapalme édition: Bouquins Verts
- C.I.C. Canards Illimités Canada
- Santé et Services sociaux Québec “Quand la dermatite du baigneur apparaît”
 
 
 
 
 
 
 
SUIVI DES PRIORITÉS ET DES DÉFIS – SAISON 2020
 
 
Les analyses d’échantillons d’eau - saison 2020 :

La prise d’échantillons d’eau a débuté la semaine du 24 juin 2020; l’affichage des résultats d’analyse, assurée par la firme H2LAB, est maintenant disponible sur notre site web. Un troisième cadran affichant les résultats des échantillons prélevés au Parc des amoureux (Val-David) s’ajoute aux deux autres cadrans (Sortie de la rivière du Nord et Milieu du lac Raymond).
 
 
 
 
Sortie de la rivière
du Nord
 
Résultats du prélèvement effectué le 21 juin 2020
 
Milieu du lac Raymond
 
 
Parc des Amoureux
 
 
 
La station de lavage des embarcations :
 
  • Située à l’entrée du stationnement de la plage de Val-Morin, elle a été inaugurée l’été dernier;
  • Cet été, ce service demeure gratuit pour tous les utilisateurs et la station sera ouverte 24 heures/24 et 7 jours/7;
  • La signalisation et les instructions ont été améliorées;
  • Nous comptons sur vous pour en faire la promotion auprès de tous les citoyens de notre municipalité et/ou les visiteurs !
 
 
 
CES OISEAUX AU CŒUR DE NOTRE ENVIRONNEMENT
 
- Collaboration spéciale : Jean-Pierre Fabien*
 
 
Le pic flamboyant  Colaptes auratus
 
L’identification des pics sur le terrain est habituellement chose facile. Ces oiseaux, membres de la famille des Picidés, sont adaptés pour grimper aux arbres en se tenant en position verticale. Leur bec est aussi très affûté. Les pics s’en servent pour déloger les œufs et les larves d’insectes cachés sous l’écorce des arbres.
 
Parce que les pics utilisent aussi leur bec pour marteler les arbres creux, les os de leur crâne et les muscles de leur nuque sont plus développés afin d’éviter les impacts créés par l’usage répété du bec qui devient une sorte de marteau-piqueur… Les plumes de la queue, les rectrices, sont plus rigides, offrant un point d’appui lorsque l’oiseau se perche.
 
 
 
La femelle
 
 
Le mâle
 
 
 
Le Pic flamboyant mesure 35 cm. C’est le deuxième plus grand pic en Amérique du Nord. Contrairement à la plupart de ses congénères, ce pic est beaucoup plus coloré, ne présentant pas seulement un coloris tirant sur le blanc et le noir. Sur le dos, son plumage est beige, strié de lignes noires. Le ventre est plutôt gris avec des dizaines de points noirs. Un croissant noir orne sa poitrine et du rouge apparaît derrière la tête. Lorsque nous avons la chance de nous trouver sous l’oiseau en plein vol, on remarquera le dessous de ses ailes d’un beau jaune doré. Le mâle Pic flamboyant se distingue de la femelle par l’ajout d’une moustache noire sur la joue qui semble prolonger la ligne du bec de l’oiseau.
 
Quand l’oiseau entreprend son vol onduleux, il ira sans doute se poser au sol, dans un endroit découvert, en quête de fourmis. Durant la période de nidification, on l’observe très souvent au sol, sautillant maladroitement d’une fourmilière à l’autre. Le Pic flamboyant niche dans des arbres creux. Il choisit soit des nids abandonnés par d’autres pics ou des nids qu’il a lui-même creusés dans des troncs d’arbres morts ou vivants. Il affectionne particulièrement les forêts claires, les jardins à la campagne et en banlieue et les terrains de golf. Peut-être sera-t-il aperçu sur votre parcours au golf de Val-Morin?
 
C’est au début avril que revient le Pic flamboyant. Dès son retour, nous pouvons l’entendre entonner son cri perçant qui ressemble à une sorte de wik wik wik wik répétitif.
 
L’espèce migre à l’automne et se rend aux États-Unis comme au Mexique. En plus de se nourrir de fourmis, le Pic flamboyant apprécie également les fruits produits par certains arbres dont le cerisier.
 
Vous souhaiteriez acheminer une question portant sur les oiseaux à notre expert, voici son courriel: jpfab@bell.net
 
 
 
*Note : Jean-Pierre Fabien est un retraité de l’enseignement depuis 2015. Il a enseigné l’écologie au Collège de l’Assomption pendant 25 ans et a aussi occupé un poste de coordonnateur du Programme d’éducation internationale au secondaire. Il a terminé sa carrière comme professionnel à la SÉBIQ venant en aide aux écoles offrant un programme d’éducation internationale au Québec comme ailleurs.

Il est actuellement journaliste bénévole au journal communautaire Le Sentier, un mensuel couvrant les nouvelles de Saint-Hippolyte. Depuis 1989, il tient une chronique sur la faune et la flore dans ce journal. Il anime des ateliers d’écriture nommés Les P’tites plumes pour les jeunes du primaire dans les deux écoles de Saint-Hippolyte.
 
Enfin, il a cofondé un club d’ornithologie en 1990, le CORDEM (Club d’ornithologie de la région des Moulins), et continue d’observer les composantes de la nature avec intérêt et émerveillement.
 
 
N'hésitez pas à communiquer avec nous, nos coordonnées se trouvent ci-dessous.
 
 
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